Test

Test de Rayman Origins sur PS Vita

Pas de bras, pas de chocolat ! (bis)

Test de Rayman Origins sur PS Vita

Ce test s'appuie dans ses grandes lignes générales sur celui des versions consoles publié il y a quelques semaines par Aalok. Pour plus de commodité, nous avons regroupé en une section spécifique à la version Vita.

Imaginez le tableau : après avoir récolté un très joli 10 et gagné ses galons de meilleur jeu de l'année 2011 pour la plupart d'entre nous, Rayman Origins remet déjà le couvert. Ou plutôt il s'offre un second souffle sur console portable après avoir enchanté celles de salon. Béni soit celui qui a eu l'idée de lancer ce caillou magique en ricochet ! Cependant, qui dit version nomade dit forcément quelques réajustements techniques et artistiques. Reste à savoir si la transposition s'est effectuée avec la douceur du coup de crayon auquel nous a habitué Michel Ancel depuis novembre et si l'on retrouve au creux de nos mains tout le plaisir que l'on avait pu avoir sur grand écran. Là réside tout le défi inédit et que l'on espère réussi avec brio, ou avec n'importe qui d'autre. Mais avant de voir cela, petite piqûre de rappel (de moskito, bien sûr) du ressenti d'Aalok il y a quelques semaines...

source - 335964 source - 335962 source - 335972


Pas de bras, pas de chocolat


En pleine séance intense de sieste, Rayman, son ami Globox, les ptizètres et le Bulleur de rêves dérangent les créatures cauchemardesques enfouies sous la Croisée des Rêves à cause de quelques ronflements. Remontés comme jamais, les habitants des sous-terrains osent interrompre l'activité favorite de notre petit groupe d'amis. Le bulleur de rêves perd alors la tête et donne naissance à des cauchemars ambulants. Dans ces conditions, un petit somme est difficilement appréciable, il est donc temps pour la fine équipe de réparer les dégâts et de reprendre une activité normale, et peu fatigante de préférence. Pour le joueur, c'est le moment de prendre sa manette en main et de partir seul à l'aventure, sauf s'il souhaite inviter jusqu'à trois amis pour faire l'aventure en coopération. Que les solitaires se rassurent, le jeu est parfaitement faisable à 100% sans l'aide de personne.

Outre ses amis, notre cher Rayman peut profiter de l'aide des fées qui lui confèrent des pouvoirs aussi utiles que ces généreuses nymphes sont charmantes. Au menu, on peut citer la possibilité de baffer, changer de taille, courir sur les murs, flotter dans les airs et nager. Les habitués de la série seront en terrain connu, les autres découvriront une palette de coups à connaître sur le bout des doigts pour se sortir des situations les plus désespérées. Les baffes permettent de frapper ennemis comme amis, flotter vous garde en l'air quelques secondes jusqu'à toucher la terre ferme ou faire le grand saut, et quant aux autres leurs noms sont bien assez explicites. Ces capacités vous permettent de faire face à toutes les situations et elles sont aussi nombreuses que bien pensées. Surtout, votre personnage répond au doigt et à l'œil et il sera extrêmement rare que vous pestiez contre les commandes, tout se joue avec un minimum de boutons et aucune action compliquée n'est demandée. Il suffit de quelques secondes pour prendre son personnage bien en main et s'attaquer aux niveaux les plus complexes. On est très loin de l'inertie de Donkey Kong Country ou d'un LittleBigPlanet, les sauts sont faciles à doser et on sent tout le soin apporté à cet aspect du jeu lorsque la difficulté atteint des sommets et que l'on se surprend à se faufiler entre deux murs hérissés de pointes avec une aisance déconcertante malgré quelques sueurs froides.

Rayman vs Nintendo

Le monde de la plateforme est depuis des années le terrain de jeu de Nintendo, ne serait-ce que grâce à Mario et ses épisodes aussi bien 2D que 3D, l'éditeur ayant fait aussi très fort avec Donkey Kong Country Returns sur Wii. Le géant nippon rayonne et éclipse largement la concurrence aussi bonne soit-elle. Le seul reproche que l'on pourrait faire à Big N et à son plombier est un certain classicisme dans le game design qui se renouvelle moins qu'à son habitude, New Super Mario Bros. Wii en étant l'exemple même. Rayman Origins reprend de nombreuses ficelles des maitres du genre et les bonifie. Le titre d'Ubisoft n'hésite pas à rendre hommage à ses modèles, le plus marquant étant sans aucun doute un passage qui rappellera aux plus anciens la première rencontre entre un plombier, alors charpentier, et un gorille géant.

Il n'est pas exagéré de parler de chef-d'œuvre pour en évoquant le game design , on a rarement vu un tel enchainement de situations, de niveaux différents et de passages jouissifs dans un même jeu. Dans la soixantaine de niveaux qui vous attendent, nécessitant plus d'une dizaine d'heures pour les boucler sans tout récolter, vous allez avoir beaucoup de travail. En plus des classiques passages de plateforme, des levels à scrolling automatique, vous obligeant à avancer rapidement sous peine de sortir de l'écran et donc de mourir, vous nagerez dans un océan rempli de poissons, serez poursuivi par une armée de mouches qui ne craignent que la lumière, vous obligeant à rester très proche de cette dernière. Vous vous lancerez également dans des séquences de shoot'em up à dos de moustique, loin d'être anodines, qui vous offriront une bonne poussée d'adrénaline et bien d'autres choses. Difficile de s'ennuyer une seule seconde tant l'action est trépidante et ininterrompue, les rares moments de calme seront tout entiers consacrés à admirer les sublimes environnements.

Comme si tout cela ne suffisait pas, vous aurez de nombreux objets à ramasser dans chaque niveau. Vous devrez récupérer des electoons, charmantes petites boules roses à la mèche blonde permettant de débloquer des niveaux et de nouveaux personnages à incarner et ce, de plusieurs façons. Dans certains levels, il vous faudra trouver deux entrées cachées menant à une salle comprenant une cage, celle-ci sera bien entendu gardée ou piégée et, malgré le grand nombre de ces niveaux, on n'a jamais l'impression de faire deux fois le même. Deux electoons vous seront offerts si vous récoltez assez de lums et là encore, les moyens de les obtenir sont nombreux. Outre les petites boules jaunes disséminées sur le chemin, vous trouverez des pièces géantes offrant 25 de ces mignonnes créatures. Ce n'est pas tout, lorsque vous toucherez un roi lum, ses congénères deviendront rouges durant un très court laps de temps, ils compteront alors double dans votre escarcelle, une manne bienvenue à ne surtout pas négliger. Tuer les ennemis vous apporte aussi un lum, votre victime se transforme alors en bulle qui s'envole vers d'autres cieux, à vous de lui sauter sur la tête une nouvelle fois ou de le frapper pour obtenir un second de vos amis, voire même de la toucher avec votre doigt bien gras. Cela parait dérisoire mais si vous souhaitez faire exploser le compteur de fin de niveau, chaque lum compte et certains sont très bien cachés ou ne seront accessibles qu'un bref instant avant d'être perdus à moins de mourir pour revenir au précédent checkpoint.

Fouiller les niveaux de fond en comble ne sera pas suffisant pour obtenir l'intégralité des electoons puisque la majorité des niveaux terminés donnent accès à un contre la montre dont la récompense est un electoon. Si vraiment cela ne vous suffit pas et qu'il vous faut montrer que vous êtes le plus fort, il est possible d'obtenir une coupe pour chaque contre la montre, mais le temps à réaliser est d'un tout autre niveau, bref, les amateurs de défis ont de quoi faire. Cependant, leur Everest reste les courses poursuites. Chaque monde contient un niveau de poursuite avec un coffre. Au nombre de dix, ces levels vous demandent d'enchainer les actions avec une marge d'erreur infime. Préparez-vous à échouer encore et encore avant de pouvoir rattraper ce maudit coffre. La récompense est cependant à la hauteur puisqu'une fois les dix courses remportées, vous aurez accès au niveau ultime dont la difficulté fait passer le reste du jeu pour une vaste blague. Ceux recherchant du challenge seront satisfaits, tandis que les autres se contenteront des niveaux de base déjà bien corsés une fois les premiers niveaux expédiés. Les plus fous chercheront à réussir tous les chronos et à obtenir les meilleurs scores possibles au décompte de lums, Rayman Origins c'est aussi du scoring. Et plus encore sur PS Vita puisqu'Ubisoft a ajouté le mode Fantôme... et il est temps d'aborder les spécificités de la version portable...

source - 335965 source - 335963

A l'origine, Rayman est Vita

Ce qui nous frappe d'emblée avec la production nomade des aventures de notre héros chevelu, c'est la beauté insolente qu'elle nous offre crânement. Difficile de voir une quelconque différence entre les graphismes proposés sur support de salon et Vita tant l'écran OLED fait des merveilles en étant un écrin de choix à la direction artistique d'Ancel. Surtout, imaginez ce rêve de gosse de pouvoir zoomer quand on veut sur un environnement du jeu à n'importe quel moment grâce à l'écran tactile puisqu'il suffit de faire glisser ses doigts pour zoomer ou dézoomer malgré la caméra dynamique toujours présente. Et si l'on vous dit qu'on ne décèle même pas l'once d'un pixel ni même un soupçon de ralentissement – y compris aux moments plus "animés" -, vous comprendrez à quel point le travail est synonyme de satisfecit général.

La jouabilité est une clé de voute cruciale et siège aux côtes du level design dans un jeu de plateforme. Idéalement accessible avec un pad dans les mains, Rayman Origins l'est tout autant sur Vita et tire même un petit bénéfice enthousiasmant des spécificités de la petite dernière. Précisons tout de même que l'on se tourne presque logiquement vers la croix directionnelle pour se déplacer, mais le stick reste tout à fait jouable. Tout est question de préférence et de votre facilité dans la torsion de vos mains appelées à déraper sur l'écran tactile de la console.En effet, la récolte des lums n'a jamais été aussi aisée. Ou presque, car cela ne concerne que les lums embulléscar pour les autres, ils ne sont pas donnés au premier explorateur venu. Tout au long du jeu, Ubisoft a ajouté des lums que l'on peut s'adjuger simplement en les touchant directement avec votre petit doigt bien gras. Même les ennemis peuvent être dégonflés via le même procédé très instinctif une fois pris en main... soit une dizaine de secondes. Cette implémentation parcimonieuse du tactile jamais là en figuration ni imposée donne même des frissons supplémentaires à certains moments, comme lorsqu'il s'agit de gober à dos de moskito ou vers les derniers niveaux où chaque lum sera important dans l'attribution des bonus de fin de stage. Autre ajout significatif de l'utilisation du tactile, la recherche d'artefacts cachés dans le décor qu'il faut dénicher dans les feuillages, les nuages, la pierre, l'arrière ou l'avant-plan. Souvent au nombre de deux par level, ils permettent de débloquer une immense fresque fractionnée en pièces de puzzle dans l'Arbre Ronfleur (l'interface principale du jeu, on vous le rappelle). Pour les trouver, il suffit de faire confiance à vos deux sens que sont l'ouïe et la vue puisqu'un son particulier se fait entendre dès vous "chauffez", approchant d'une cachette et il suffit d'appuyer sur l'écran pour s'adjuger la relique. Bien souvent, on a du mal à la voir si bien qu'on adopte un peu la technique de recherche de pièces SOS dans un Layton : on pianote partout sur l'écran. Quoi qu'il en soit, ça apporte un peu de variété et surtout cela permet de débloquer le mode fantôme.

Inédit sur consoles de salon, le susdit mode est surtout là dans un but bien précis : faire passer la pilule de l'absence du multijoueur. Véritable bouffée d'oxygène et assuré de déclencher des moments de franche rigolade – et ce malgré l'omission du jeu en ligne – le multi local a purement et simplement disparu au moment de son arrivée sur PS Vita. C'est franchement dommageable, surtout que l'éditeur aurait pu s'orienter vers la connexion Adhoc en local. Certes, on se doute que regrouper quatre portables de Sony n'est pas encore si commun à l'heure actuelle mais quand bien même ! Bref, noyons notre chagrin dans cette incursion qu'est le speed run au pays de Rayman... Déjà présent à travers les sessions chronométrées et pour lesquelles on peut obtenir une coupette, la course contre la montre a au moins le mérite d'ajouter une pincée de communautarisme puisqu'il sera possible de partager ses scores ou d'affronter les meilleurs temps de nos amis grâce à la fonction Near ajoutée. Gageons que cela rajoutera un peu à la durée de vie quasi-identique à ce que l'on avait pu voir il y a quelques semaines, surtout que les tracéssi particuliers des niveaux de Rayman Origins pousseront à se surpasser si tout le monde suit le mouvement. On regrette juste de ne pas avoir accès aux meilleurs temps mondiaux et de n'être limité qu'à nos connaissances. En sus de notre fantôme, le support de Near permet de partager des pièces de la fresque de l'Arbre Ronfleur, un peu à manière de ce que l'on voit sur 3DS lorsqu'on streetpasse quelqu'un.

La question que l'on peut légitimement se poser si l'on a déjà un exemplaire du jeu sur un autre support, c'est de savoir si les nouveautés sont suffisamment présentes en nombre pour justifier une nouvelle acquisition. La réponse est non car même si le second run m'a procuré un plaisir fou, devoir repasser par la case "banque" est une étape motivée par trop peu d'arguments inédits. Oui, le jeu est toujours excellent, un indispensable du support, c'est également évident, pour autant, on vous conseille de garder vos deniers. Et il sera toujours temps de les dépenser plus tard si le manque se fait sentir. C'est qu'on s'y attache à cette bande de gais lurons l'air de rien !

Note finale
9 / 10
Indispensable à toute bonne ludothèque qui se respecte sur consoles de salon, Rayman Origins accède également à ce statut d'intouchable sur PS Vita. Enchantement artistique et technique permanent, le jeu de plateforme de Michel Ancel réussit avec maestria son examen de passage sur portable grâce à un travail exemplaire et évite les écueils d'un portage réalisé dans la complaisance. On le savoure à pleine bouche et pleines mains grâce à une jouabilité exemplaire et agrémentée d'une utilisation du tactile à bon escient. Mais est-ce que les petits ajouts comme le mode Fantôme ou la quête des artefacts cachés dans le décor s'avèrent suffisants pour justifier un second achat pour les fans de la première heure ? On aurait tendance à répondre par la négative, à moins que vous ne soyez complètement mordu du titre d'Ubisoft, surtout que la coupe du multi local enlève une grosse partie du fun que l'on avait eu il y a quelques semaines (et par là même la note parfaite obtenue auparavant). Quant aux autres, c'est bien simple : il est impensable que vous détourniez votre regard de Rayman Origins tant l'expérience nous renvoie aux plus belles pages de la plateforme et (re)donne ses lettres de noblesse au genre malgré la mainmise de Mario depuis des années. Le coup de coeur n'est jamais bien loin, sachez-le.
On a aimé
  • La réalisation de toute beauté
  • Avoir Rayman Origins au creux de la main, ça n'a pas de prix
  • Le tactile utilisé avec parcimonie
  • Le level design toujours aussi incisif
  • Le mode fantôme qui ajoute une notion de speed run communautaire
  • La French Touch tout simplement !
On n'a pas aimé
  • Et le mode multi ?
  • Pas de niveau supplémentaire
On s'en tape
  • Rien !
Test de Rayman Origins
Par mercredi 22 février 2012 à 17h14
Avec la collaboration de Aalok
  • Merci beaucoup pour le test, le jeu déchire vraiment sa race, je l'ai déjà sur PS3, mais je regrette pas du tout de l'avoir pris aussi sur Vita :)
    il y a 2 années
    • Marvel vs Capcom 3 - Thor - Débloqué le 01 avril 2011
    • Marvel vs Capcom 3 - Dante - Débloqué le 01 avril 2011
    • Marvel vs Capcom 3 - Wolverine - Débloqué le 01 avril 2011
    • Marvel vs Capcom 3 - Viewtiful Joe - Débloqué le 01 avril 2011
    • Marvel vs Capcom 3 - Iron Man - Débloqué le 01 avril 2011
  • ce sont le même niveau que sur consoles de salon?
    il y a 2 années
    • God of War : Chains of Olympus - Kratos - Débloqué le 05 mars 2012
    • Metal Gear Solid 4 - Old Snake - Débloqué le 28 février 2012
    • E3 2011 - Présent lors de l'E3 2011 - Débloqué le 03 juin 2011
    • E3 2012 - Présent lors de l'E3 2012 - Débloqué le 05 juin 2012
    • Gamescom 2012 - Présent lors de la gamescom 2012 - Débloqué le 18 août 2012
  • @satoken96 Oui c'est tout pareil avec des ajouts sur la version Vita :)
    il y a 2 années
    • Marvel vs Capcom 3 - Thor - Débloqué le 01 avril 2011
    • Marvel vs Capcom 3 - Dante - Débloqué le 01 avril 2011
    • Marvel vs Capcom 3 - Wolverine - Débloqué le 01 avril 2011
    • Marvel vs Capcom 3 - Viewtiful Joe - Débloqué le 01 avril 2011
    • Marvel vs Capcom 3 - Iron Man - Débloqué le 01 avril 2011
  • @Mewa Nice :cool:
    il y a 2 années
    • God of War : Chains of Olympus - Kratos - Débloqué le 05 mars 2012
    • Metal Gear Solid 4 - Old Snake - Débloqué le 28 février 2012
    • E3 2011 - Présent lors de l'E3 2011 - Débloqué le 03 juin 2011
    • E3 2012 - Présent lors de l'E3 2012 - Débloqué le 05 juin 2012
    • Gamescom 2012 - Présent lors de la gamescom 2012 - Débloqué le 18 août 2012
  • Mercredi je voulais le prendre en magasin mais il est en rupture de stock
    il y a 2 années
Vous ne pouvez plus poster de commentaire