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Metal Gear Solid : Peace Walker

Metal Gear Solid : Peace Walker

Lorsque Hideo Kojima, le papa de Metal Gear, annonce son nouveau titre Metal Gear Solid : Peace Walker, une communauté de fans crie au génie. Par contre, lorsqu'il apparait que ce titre est prévu sur PSP et se présente comme le cinquième épisode de la saga, c'est plutôt la soupe à la grimace chez ceux qui pensent que la série ne vaut le coup que sur un grand écran, vautré dans son canapé. C'est bien mal connaître le patron de Kojima Productions qui nous offre là un épisode qui, s'il n'a pas de numéro associé à son nom, a pourtant toute la saveur d'une pièce majeure du puzzle qu'est Metal Gear Solid. Enfilez votre tenue de camouflage pour suivre Big Boss dans la grande Histoire.

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Big Boss

Lorsqu'on fait sa connaissance dans Metal Gear sur MSX2 et NES, Big Boss est un mentor avant de devenir un menteur et un traitre. Celui qu'on a toujours classé comme le grand méchant des premiers épisodes est en fait bien plus que cela, il est la pierre angulaire de toute la saga, l'élément central qui pèse par sa présence tout au long de l'intrigue. Ce n'est qu'avec la sortie de Metal Gear Solid 3 : Snake Eater qu'il prend enfin toute son ampleur auprès des joueurs, on retrouve alors celui qu'on surnomme le soldat légendaire dans la mission qui lui fera gagner le nom de Big Boss. Une mission qui sera tout simplement l'origine de la grande saga Metal Gear Solid. Si vous n'avez pas vu la fin, absolument sublime, de MGS 3 passez votre chemin, les autres vous pouvez lire le rappel qui suit. Souvenez-vous, Snake est obligé d'affronter son mentor, The Boss, le plus grand agent secret américain de tous les temps, mais qui est passée à l'Est en pleine guerre froide. Ce n'est qu'après l'avoir emporté, et lui avoir donné la mort, qu'il apprendra que The Boss était en mission d'infiltration et que, suite à divers incidents, elle devait mourir pour éviter un réchauffement brutal et meurtrier entre les deux blocs ennemis. A la fin de cet épisode, on abandonne un soldat qui se sent trahi et qui refuse tout simplement de servir plus longtemps son pays, il rejette le nom de Big Boss et disparait dans la nature.

En 1974, dix ans après sa mission en Russie, Snake a monté une compagnie de soldats, une armée sans pays, des hommes entrainés mais qui refusent de se plier aux désirs d'un gouvernement qui ne verrait en eux que des pions et de la chair à canon. Réunis sous la bannière de Militaires Sans Frontières, il ne faut pas plus de quelques secondes pour découvrir leur chef, Snake, toujours en proie au chaos qui le hante depuis la mort de son mentor, la cicatrice qu'il arbore sur le torse étant bien plus parlante que n'importe quelle explication, tout comme le regard noir lancé à tout inconscient qui oserait l'appeler Big Boss. C'est l'arrivée de deux représentants du Costa Rica qui va changer les choses, une jeune fille et son professeur qui implorent Militaires Sans Frontières d'aider leur pays. En effet, ce territoire d'Amérique centrale est en proie à la guerre depuis qu'une force d'invasion s'avance pour conquérir ce pays qui a renoncé à entretenir une armée au nom de la paix. N'oublions pas que nous sommes en pleine Guerre Froide et que l'Amérique du sud est le terrain de jeu des russes et des américains, le lieu où se déroule une bataille d'influence pour repousser le communisme ou, au contraire, l'y implanter pour s'offrir une rampe de lancement vers les États-Unis. L'invasion qui a lieu au Costa Rica n'a rien de bénigne, elle est soutenue par la CIA et donc par le pays qu'a rejeté Snake. Il est temps pour notre héros d'affronter ses vieux démons et, pourquoi pas, de chercher un moyen de faire la paix avec soi même.

Si le scénario de départ parait plutôt simple, inutile de vous dire qu'il va vite évoluer pour atteindre des sommets de surprises, de drames et d'humour, tout en réunissant une galerie de personnages secondaires digne d'un grand film, bref tout ce qui fait la beauté d'un Metal Gear Solid. Principalement centré sur Big Boss et sa psychologie, le scénario n'atteint pas le grandiose d'un Snake Eater mais reste passionnant tout en nous offrant une vision intime du plus célèbre borgne du jeu vidéo, et en nous expliquant comment est née l'utopie Outer Heaven, ce lieu dédié aux soldats afin qu'ils aient toujours un lieu pour les accueillir. Un segment indispensable dans la saga, mêlé à un contexte historique bien réel, droit dans la lignée des épisodes précédents.

Nous parlions des personnages secondaires, car si notre héros crève l'écran il n'est pas seul pour autant, une brochette de compagnons et d'ennemis sera là pour donner de l'épaisseur au scénario. Profitant tous de doublages d'une grande qualité, dont David Hayter toujours caché derrière le bandeau de Big Boss, ils respirent l'humanité et apportent chacun leur pierre à l'édifice, d'une façon où d'une autre, pour former un ensemble dont on suit avec intérêt l'évolution tout au long des heures de jeu. Finalement, ne manquent à l'appel que les boss aux pouvoirs spéciaux et au charisme monstrueux qui jalonnent la saga et tous ses épisodes. Ils sont malheureusement remplacés par des machines à la beauté froide qui impressionnent à leur apparition mais ne laissent pas un souvenir impérissable pour la plupart. Mis à part ce point, on est vraiment dans un épisode majeur de la série avec une réflexion sur la guerre, la paix et les armes nucléaires, très loin de la soupe manichéenne que nous servent de nombreux jeux.

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Seul dans la nature … ou presque

Il y a tellement à dire sur Metal Gear Solid : Peace Walker qu'il est difficile de savoir par quoi commencer. Véritable jeu à tiroirs, le bébé de Kojima possède de multiples facettes mais autant débuter par là où le titre est attendu au tournant, son gameplay. Eh oui, on ne peut pas dire que développer un nouveau MGS sur PSP ait été l'idée la plus appréciée de notre cher Hideo, certains fans pensant qu'un jeu sans écran HD ne rendrait pas honneur à la saga qu'ils vénèrent chaque soir avant d'aller au lit. Qu'ils se rassurent, nous sommes toujours face à un jeu d'infiltration-action, deux termes opposés mais qui arrivent pourtant à se marier tellement bien dans les aventures de Snake. Pour ce Peace Walker, autant vous dire que l'infiltration va primer avant tout, car en plus d'avoir une visée pas toujours facile, et dont nous parlerons plus tard, le jeu a tout simplement une difficulté qui va en renvoyer plus d'un réviser son manuel du parfait petit espion illustré. La raison est simple, le titre de Konami a été pensé dans un optique de coopération, en effet, pour la première fois un Metal Gear est jouable en coopération et ce jusqu'à quatre, et parfois jouer du fusil tout seul dans ces conditions revient à attaquer une meute de loups avec les mains attachées, mais dans la très grande majorité des cas le joueur solitaire pourra parfaitement s'en sortir sans problèmes. Chaque mission autorise un nombre maximum de joueurs, ce qui offre de nouvelles possibilités pour avancer, que ce soit pour contourner l'ennemi ou l'attaquer, on peut remarquer des tonnes de possibilités sur chaque carte, peu importe sa taille. Le game design est d'ailleurs une réussite fantastique tant chaque traversée du moindre lopin de terre change selon le nombre de personnages en jeu ou même selon l'envie du joueur. Malgré la relative petite taille des lieux, on peut facilement trouver un minimum de deux itinéraires possibles pour les traverser, ce qui, une nouvelle fois, renforce le côté infiltration en offrant une véritable réflexion au joueur sur le chemin à choisir.

Finalement, les séquences les plus action seront les combats contre les boss, et là vous pourrez vraiment regretter de ne pas avoir d'ami pour vous épauler dans certains cas. Car oui, ces combats sont parfois difficiles et certains ressemblent à des épreuves d'endurance nerveuse lorsque vous jouez seul. Ils ne sont pas impossibles en solo mais vous aurez besoin d'un bon matériel et de saisir la moindre occasion d'infliger des dégâts, tout en servant de seule et unique cible. Dites vous bien qu'en moyenne un boss représente vingt minutes de travail acharné, et que sur la fin on atteint trois quarts d'heures pour les plus redoutables, rien que ça. C'est donc un véritable défi qui vous attend à chaque rencontre mais aussi un grand moment lorsque l'homme triomphe de la machine, et après les premiers tas de boulons envoyés à la casse, on sait comment s'équiper et attaquer afin de transformer une machine de guerre en presse-papier.

Certains doivent déjà paniquer en pensant à la difficulté de certains passages alliée à une nouvelle maniabilité puisque nous ne sommes plus sur console de salon. Si on pouvait évidemment craindre le passage d'une manette avec deux joysticks vers une machine qui n'en possède qu'un, et moins confortable que ceux de la PS3 qui plus est, on peut dire que les développeurs ont réussi leur pari. N'allez pas croire que vous serez aussi à l'aise que sur une dualshock, mais vous aurez tout de même le choix entre trois types de contrôles différents, bien que honnêtement, un seul sera vraiment utile et jouable en toute circonstances. Le stick vous servira à vous déplacer, les boutons à diriger la caméra, la gâchette gauche à viser, la droite à tirer et la croix à choisir votre équipement. Si les débuts sont laborieux, la suite ira beaucoup mieux une fois le stick et la caméra apprivoisés. Bon, ce n'est pas parfait pour autant puisque la visée sera quand même peu évidente mais ce problème est compensé par des ennemis pas forcément très futés et souffrant d'une vision défaillante au plus haut point étant donné qu'ils ne voient rien à plus de trois mètres, à croire que les tests d'entrée dans l'armée ne sont plus ce qu'ils étaient. Malgré leurs déficiences physiques, vos adversaires ne sont pas débiles pour autant, ils réagiront vite et bien en apercevant votre silhouette. Au final, ces limitations servent juste à laisser une chance à Big Boss de survivre, la visée n'étant pas parfaitement intuitive, les développeurs ont laissé un côté permissif afin que la moindre erreur ne soit pas punie immédiatement par un game over. Une initiative qui peut sembler être un point faible expliquée ainsi, sauf qu'en jeu on s'en rend à peine compte et le gameplay en ressort très équilibré.

Les trouvailles apportées par le jeu en coopération sont nombreuses, la possibilité de mener une véritable chenille humaine lorsque les joueurs sont proches, les boites pour plusieurs qui peuvent même servir de char d'assaut pour peu que vous ayez trouvé le bon modèle ou un canon rendant un allié invisible ne sont que quelques exemples parmi ce que vous pourrez tester. Le solo aussi profite de quelques nouveautés avec en premier lieu des séquences CQC améliorées, parce que après tout Big Boss est l'un des créateurs de cet art de combat au corps à corps. Il sera ainsi possible d'assommer plusieurs adversaires à la fois en enchainant les attaques si vous pressez une touche au bon moment, parfait lorsque vous êtes encerclé. Les habitués seront par contre déçus de savoir qu'ils ne pourront plus ramper des heures dans l'herbe, car si Snake peut toujours s'allonger pour se rendre moins visible, il ne peut plus avancer dans cette position, le comble pour un serpent. L'autre disparition marquante est l'impossibilité de trainer ses ennemis une fois attrapés ou assommés, ce qui était bien pratique pour les cacher de l'adversaire. Heureusement, le système Fulton arrive à notre rescousse, il suffit d'utiliser cet item sur un adversaire assommé pour lui offrir un voyage en ballon avec récupération en hélicoptère et transfert immédiat à la Mother Base, et ceci même si vous êtes dans dans un sous-sol, mieux que Disney Land.

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Missions begin

Si, comme on l'a vu, Peace Walker reste avant tout un Metal Gear Solid classique, il ne s'arrête pas là et va beaucoup plus loin, en fait on est sans doute en présence de l'épisode le plus complet de la série. Les possibilités sont tellement nombreuses qu'il est difficile d'en faire le tour, aussi vaut-il mieux se concentrer sur la partie solo qui est de loin la plus dense. Les amateurs de multijoueur peuvent quand même se rassurer en apprenant, qu'en plus de la coopération, il est possible de pouvoir participer à des combats en trois contre trois en local ou via le mode adhoc party.

Comme dans Metal Gear Solid : Portable OPS, l'histoire avance grâce à des missions qui vous imposent des objectifs, plus ou moins variés, et se concluant par des cinématiques sous forme de bandes dessinées venant faire avancer le scénario. Notez qu'en plus de profiter d'une mise en scène extrêmement dynamique, ces passages sont interactifs et apportent un vrai plus à l'ensemble. Si l'histoire principale se termine en un peu plus d'une douzaine d'heures pour voir le premier générique de fin en ligne droite, autant vous dire que faire le tour des missions annexes sera bien plus long. Le plus simple est tout simplement de préciser qu'il existe plus de cent de ces opérations secondaires, et elles sont très utiles pour développer vos armes, votre matériel et votre équipe, un point que nous allons voir par la suite. Etant donné la difficulté des boss, elles deviennent presque obligatoires pour le joueur solitaire, car sans du matériel de première qualité, certains passages seront difficilement réalisables sans une montagne de chance. Ces missions annexes durent en moyenne une vingtaine de minutes, se déroulent dans des lieux déjà visités mais où le comportement des adversaires a été modifié. Les rondes qu'ils suivent ou les conditions dans lesquelles vous évoluez changent, en revenant de nuit par exemple, du coup on ne se lasse absolument pas de retourner à l'assaut d'un bâtiment déjà visité pour y trouver un prisonnier en veillant à ne pas déclencher la moindre alarme sous peine de prendre son camouflage sous le bras pour retenter sa chance.

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Sims Pokemon Solid

Une information exclusive que l'on découvre dans Metal Gear Solid : Peace Walker, Big Boss est le créateur original des Pokemon, sauf qu'il ne faisait pas d'obsession sur les Poke balls et que, étant donné son statut de militaire, se promener sur un champ de bataille avec une boule de poil jaune fluo incapable de parler, ce n'était pas possible. Du coup, il a préféré élever des soldats pour se monter une armée personnelle. L'avantage d'être un leader charismatique, et accessoirement le plus grand soldat de l'histoire, c'est qu'on n'a pas besoin de faire boire ses recrues pour qu'elles s'engagent, il suffit de les kidnapper. Tout au long de vos missions, vous pouvez utiliser le système de ballons Fulton pour récupérer des ennemis ou des prisonniers, ceux-ci arrivent alors à votre quartier général. A partir de là, il ne vous reste plus qu'à affecter votre nouveau venu à une équipe de travail, ou à l'envoyer en prison s'il est un peu trop énervé. Votre armée permet de ramener de l'argent en allant en mission, de quoi financer l'équipe de recherche et développement (R&D) qui développe de nouvelles armes et autres appareils, sans oublier les cuisiniers, car si vos troupes ne mangent pas assez, elles déserteront. L'équipe médicale quant à elle soignera plus ou moins vite les blessés et les malades de votre base selon ses effectifs, alors que les services de renseignements vous permettront de créer ou d'améliorer les objets en lien avec le repérage des lieux ou pour recevoir de l'aide en cours de mission.

Une fois que vous avez des soldats recrutés de force et des prisonniers libérés en échange de leur travail, vous les attribuez à une équipe, celle-ci gagne des niveaux et des compétences. Une fois que les équipes ont atteint un certain niveau, des objets ou des armes peuvent être créés, il ne vous reste plus qu'à lancer la fabrication pour peu que vos soldats de Militaires Sans Frontière bossent et vous rapportent assez d'argent pour financer votre nouveau jouet. En outre, il est possible de trouver des documents secrets durant l'histoire ou les missions secondaires, ceux-ci débloquent alors de nouvelles inventions dans lesquelles investir, et qui, une fois créées , pourront subir des améliorations et ainsi de suite. Toute cette partie de développement de matériel se fait lorsque vous êtes en mission, d'où l'intérêt de participer le plus possible aux événements disponibles afin de ne pas se retrouver bloqué à une mission car on n'a pas le C4 demandé où que le lance roquette russe que l'on possède n'arrive même pas à effleurer le tank qui pointe son gros canon dans votre direction. Et comme Big Boss aime aussi Sim City, plus vos équipes grandissent, plus votre base grandit, apportant de nouveaux volontaires venus vous soutenir et facilitant le recrutement, même parmi l'ennemi, ce qui au final donne des équipes en surnombre à gérer ou la possibilité d'échanger des troupes avec ses amis en réseau local. Ne vous arrachez pas les cheveux, tout est expliqué au fur et à mesure afin de ne pas gaver le joueur d'informations, mais il faut bien reconnaitre qu'au final, on aime prendre le temps de gérer son armée en sachant que leur travail pourrait nous faciliter grandement la vie en mission. En effet, vous revenez à la base entre chaque mission, ce qui vous évite de faire une mission d'infiltration armé de deux lance-roquettes et d'une tenue de combat en prévision du boss à venir.

La gestion de la Mother base est importante mais elle n'est qu'une partie des activités annexes avec le développement du matériel (dont les possibilités sont énormes). Il faut aussi y ajouter les Outer OPS qui consistent à vendre les services de votre milice sur différentes missions. Vous choisissez donc les soldats qui vont partir en mission, mais aussi des véhicules, hélicoptères et tank en tête, que vous gardez au garage après les avoir vaincus en combat durant une de vos nombreuses missions. Pendant que vous progressez dans les broussailles de la Jungle costa ricaine, vos dévoués soldats se battent, et de retour à la maison il ne reste qu'à vérifier s'ils ont fait du bon travail sans morts, ni blessés. Entre la recherche de documents et de soldats à enrôler, la gestion du quartier général et des équipes, l'envoi de troupes au combat, le développement du matériel et les missions aussi bien principales que secondaires, il y a de quoi faire pendant de très longues heures, d'autant que toutes ces trouvailles annexes ne sont pas complexes, se gèrent facilement et sont toutes intéressantes. Dites vous bien que nous ne vous révélons pas tout et que d'autres tâches vous seront offertes au fur et à mesure de votre progression.

Un coffre géant rempli de tiroirs cachés, voici ce qui pourrait définir Metal Gear Solid : Peace Walker, sans même se demander s'il s'agit d'un vrai épisode de la série MGS, on peut déjà reconnaitre qu'il s'agit d'un très bon jeu que nous offrent les développeurs de Kojima Productions. Des missions comme s'il en pleuvait, une maniabilité convaincante pour palier l'absence d'un second stick, une partie gestion passionnante et qui apporte un véritable plus sur votre équipement, le titre se dévoile lentement pour pousser de plus en plus loin le rôle de général en chef d'une armée. Quant à savoir si Metal Gear Solid : Peace Walker est une pièce importante de la série, alors la réponse est oui, car il s'agit tout simplement de la naissance d'une armée, d'un lieu nommé Outer Heaven et d'une idéologie qui a posé les bases de Metal Gear et surtout d'un homme devenu un véritable leader, un soldat légendaire du nom de Big Boss.

Gameplay
8 / 10
L'absence d'un second stick se fait sentir mais passée la première heure le jeu se laisse maitriser sans difficultés et seule la visée pourrait gêner les plus exigeants. Le fait d'avoir légèrement lésée l'IA afin qu'elle s'adapte aux contrôles est une bonne idée bien qu'un peu surprenante au début. Il est dommage que ces quelques soucis viennent ternir le game design tout simplement fabuleux du titre avec des petites cartes qui offrent de multiples chemins aussi bien seul qu'en coopération. L'évolution du personnage, de son équipement de la Mother Base et la gestion du personnel finissent d'enfoncer le clou sur les possibilités de cet épisode.
Graphismes
8 / 10
Le jeu est beau tout simplement, les environnements variés faisant voyager du début à la fin de l'histoire ne font que renforcer ce sentiment, sans parler du charisme de Big Boss qui transparait à chaque apparition. Techniquement le titre fait partie de ce qu'on trouve de mieux sur PSP en proposant des textures de très bonne qualité, des environnements riches et une modélisation de toute beauté. Une mention spéciale aux scènes bande-dessinées interactives qui possèdent un cachet artistique particulier et sublime.
Bande-Son
8 / 10
Les doubleurs sont toujours aussi bons, David Hayter en tête, et les musiques restent dans la plus pure tradition de la série, alternant entre l'intimiste et l'épique.
Durée de vie
9 / 10
Le syndrome Pokemon risque de frapper avec l'envie de développer le plus possible son attirail afin d'affronter la bonne quinzaine d'heures d'une aventure principale passionnante et de ses deux fins avant d'enchainer avec la centaine de missions annexes, le développement des armes, l'envoi de troupes en opération et toutes les petites activités qui font à la fois le charme et la base de Peace Walker. Lorsqu'on rajoute la possibilité d'effectuer de nombreuses missions jusqu'à quatre en coopération, ce qui modifie radicalement les possibilités offertes par le mode solo, on ne peut que s'extasier devant la rejouabilité offerte. N'oublions pas non plus le mode multijoueurs qui permet des affrontements à six mais qui semble anecdotique tant le solo est dense et passionnant.
Note finale
9 / 10
Véritable chainon de l'histoire Metal Gear, Peace Walker est aussi l'épisode le plus complet de la saga. Non content de proposer une aventure principale passionnante, le titre de Kojima s'offre en plus une gestion de base extraordinaire qui donne envie de capturer le plus d'ennemis possibles afin de trouver son équipe de rêve et ainsi créer des dizaines d'objets, et tout autant d'armes, qui pourront évoluer jusqu'à cinq fois par la suite pour offrir encore plus de possibilités. Ultra-complet, long et passionnant, Metal Gear Solid : Peace Walker est un grand jeu, tout autant qu'un excellent épisode de la saga.
Test de Metal Gear Solid : Peace Walker
Par mardi 29 juin 2010 à 02h55
  • Bon test qui reflète bien la qualité du jeu, ainsi que ces quelques défauts. Pour ma part je m'amuse bien sur ce titre, même si assez surpris de la difficulté des boss qui se fait ressentir dès le premier. M'enfin, n'est pas Snake qui vaut, ça se mérite ! :D

    - Edit à 21h22 : "n'est pas Snake qui veut" pardon ^^;
    il y a 1 année
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  • prochain mgs sur ma liste!
    Bon test.
    En plus je viens de finir pour la première fois le 4! Donc je suis dans le bain. ^^
    Le most du most, c'est que je l'obtienne dédicacé à la japan par kojima, mais c'est par foutu tirage au sort! :colere:
    il y a 1 année
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